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Soulaimane: “Je veux frayer un chemin pour les plus jeunes”

En 2020, la première génération des jeunes de TADA a passé le cap des 18 ans. Parmi eux l'alumnus Soulaimane, 19 ans, partage son parcours pour devenir un citoyen engagé. 

"Tu connais l’histoire de mon choix d'études? En humanité, je me disais tout le temps que je voulais étudier la médecine. Mais, en rhéto', je me suis rendu compte qu’en ayant choisi des options en sciences humaines, je n’étais sans doute pas assez préparé en math et en sciences. J’ai donc commencé à chercher autre chose."

"Ma mère avait accroché un cadre dans ma chambre, avec une photo datant de TADA sur laquelle on me voit, en toge, jouer le rôle de juge. Le cadre était là, mais je l'avais complètement oublié; il faisait partie du décor. Un jour, j'étais dans mon lit, et mon regard est tombé sur cette photo. Je me suis rappelé qu’en fait, ce cours, je l'avais grave kiffé. Je me suis dit que c'est ça que je devais faire. Me voilà en première année de droit à la VUB!"

De la couleur dans une école blanche

"De la 1re à la 4e secondaire, j’ai eu une période plus difficile. Je venais d'une école où le niveau de néerlandais n’était pas élevé, et j’ai atterri dans une école plutôt élitiste et plutôt blanche. J'ai travaillé pour rattraper le niveau, mais je voyais aussi qu'il y avait certains profs qui n’étaient pas enchantés de voir de la couleur dans leur école. J'ai donc dû me battre plus qu’un autre. En 5e et 6e, j'ai passé le cap. Je crois que j’avais fait ma place. Mes points ont aussi augmenté à ce moment-là, car j'étais conscient du fait que je représentais des gens qui vont peut-être venir après moi."

"C’est l’une des choses qui me motivent le plus. Même maintenant, dans mes études, quand j'ai un coup de mou, je me dis: pourquoi est-ce que je fais ça? Souvent la réponse, c'est que j'ai envie de rendre fier la prochaine génération, de leur frayer un chemin. J’ai envie que les plus jeunes dans le quartier se disent que si moi - et d’autres, comme mes potes de TADA, Siham, Youssef, Abdullah... - on y est arrivés, eux aussi peuvent le faire."

Endosser sa part de responsabilité

"Dans mon quartier, je vois plein de jeunes qui disent qu’ils veulent faire ceci ou cela. Mais, souvent, ils s'arrêtent en chemin. Quand tu as un prof qui te dégoûte tout le temps, à un moment donné, tu décroches. Heureusement, dans ma génération, et parmi les plus jeunes aussi, j’ai l’impression qu’on est beaucoup à se dire qu’on ne peut pas ne rien faire. Il y a aussi des ASBL comme TADA qui nous aident, on y rencontre des modèles de réussite. Je me rappelle entre autres d’un médecin turc, qui m’a beaucoup motivé."

"Moi, je veux aussi endosser ma part de responsabilité dans la société. Je veux bien sûr d'abord réussir mes 5 années de droit. Ensuite, je voudrais soit m'impliquer en politique, soit étudier le droit international européen. Ce que je voudrais changer dans ce monde, c'est qu’on pousse plus les jeunes à se débarrasser des idées reçues, à penser out of the box. Est-ce que je me vois un jour ministre de l’Education? Haha, pourquoi pas, qui sait…"

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