Damien Vandermeersch: “TADA est un modèle de prévention”

TADA se repose sur des intervenants engagés et passionnés, qu’on compte déjà par milliers! Ces intervenants ne participent pas par intérêt mais par conviction, parce qu’ils partagent les objectifs de TADA et veulent donner des ailes aux jeunes. Pour certains, comme l’avocat général Damien Vandermeersch, donner cours à TADA est devenu une tradition annuelle.

“En tant que juge d’instruction, j’ai pu constater que les délinquants enchainent les conneries parce qu’ils ont une image très négative d’eux-mêmes. Les gens qui commettent des infractions pénales passent à l’acte parce qu’ils n’ont pas de projet de vie; ils n’ont rien à perdre.”

“On attend de la justice qu’elle soit juste, mais souvent elle ne l’est pas parce que les chances au départ ne sont pas égales. Les juges sont incapables de remédier à l’injustice sociale. TADA, par contre, remonte à la racine des problèmes.”

 “TADA invite des professionnels de tous horizons à poser un regard positif sur les jeunes. Lors des ateliers le samedi, on leur dit qu’ils sont capables. A travers des rencontres et des expériences enrichissantes, les enfants prennent conscience des opportunités à saisir et construisent des projets d’avenir.”

“A ce titre, j’ai beaucoup de reconnaissance envers TADA. Dans le monde de la justice, on entend tous les jours qu’il faut davantage privilégier la prévention à la répression. C’est en effet urgent. Eh bien! selon moi, TADA est un modèle de prévention. C’est bien d’avoir de telles références pour pouvoir dire: c’est possible. J’aimerais que le message de TADA percole dans l’enseignement traditionnel et, plus généralement, dans la société: il faut croire dans nos jeunes et leur montrer ce dont ils sont capables.

“Le monde actuel ne me rend pas spécialement optimiste, mais je ne suis pas prêt à me résigner. Quand je vois des jeunes qui prennent leur samedi pour venir à TADA, qui se bougent, qui se mouillent, ça me motive à dire qu’on doit continuer à avancer ensemble.”

“Si les anciens élèves de TADA restent fidèles à ce qu’ils sont, ce seront les personnes les plus attentives et les plus expertes pour savoir où se situent les problèmes et contribuer aux solutions. Quand, impuissant, on subit l’injustice, on ne la combat pas. Mais quand on se révolte contre l’injustice et qu’on a acquis des moyens pour la combattre, là, ça devient intéressant.”

 “Les jeunes de TADA savent d’où ils viennent, ils connaissent leurs racines. En plus ils acquièrent des outils. Ils se construisent notamment à travers les expériences et les rencontres qu’ils font le samedi. Il y a de grandes chances qu’ils deviennent des personnes hors-du-commun. Et, dans ce monde qui n’est pas simple, on a besoin de personnes hors-du-commun.”

 “Enfin, TADA, c’est un mouvement de rencontre dans les deux sens! On dit souvent que la justice est sur son piédestal. Or, participer à TADA, c’est une bonne manière pour ses acteurs de rester en contact avec les jeunes et, plus généralement, avec le monde dans lequel ils évoluent. Je le recommande à tout le monde. Je suis d’ailleurs le premier à évoquer l’action de TADA parmi mes collègues au Palais de justice de Bruxelles.”

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