Liesbeth Van Impe: "Tout Bruxelles devrait s'inspirer de TADA"

TADA a la chance de pouvoir compter sur de nombreux bénévoles et intervenants. Ceux-ci consacrent volontiers leur temps et leur énergie aux jeunes de TADA. Parmi eux, Liesbeth Van Impe, rédactrice en chef du Het Nieuwsblad. L’année passée, Liesbeth a participé à TADA au moins une fois par mois, dans l’école du week-end néerlandophone de TADA à Molenbeek. Voici son témoignage:

« Cela faisait déjà plus de dix ans que je vivais à Molenbeek. Mais, dans le fond, que savais-je de ma commune ? Je voulais m’engager de façon positive, pour améliorer Molenbeek. »

« J’écris beaucoup d’édito pour le journal, mais parfois c’est mieux de faire quelque chose. En septembre 2015 – période pendant laquelle tous mes voisins ont été arrêtés (rires) – on m’a demandé si je voulais donner un atelier à TADA. C’était à propos du journalisme. Avec un groupe de jeunes élèves, nous sommes allés interviewer un commissaire à la jeunesse. Les jeunes devaient trouver des questions et rédiger l’interview. C’était très drôle. Puis j’ai dit à l’équipe de TADA : vous pouvez m’appeler pour n’importe quoi. Ils l’ont fait et, depuis, je suis l’un des bénévoles réguliers dans l’école du weekend de Molenbeek. »

« A TADA, nous travaillons beaucoup sur la confiance en soi. J’avais sous-estimé l’importance de la confiance en soi, la confiance fondamentale que l’on peut faire les choses. Il s’agit de découvrir que l’on est doué pour ceci ou cela, alors qu’on ne le savait pas encore. Je pense que cela arrive trop peu souvent lors du parcours scolaire. Toute une génération de jeunes sortent de l’école convaincus qu’ils ne peuvent pas faire grand-chose. Ce n’est pas le cas pour les enfants de ma région, la Flandre-Occidentale, car on leur donne des coups de pouce. Mais, ici, à Molenbeek, vous pouvez voir à quel point les jeunes ont faim de confiance en soi. »

« TADA propose un enseignement complémentaire quasi indispensable à l’éducation. Nous savons que beaucoup de choses ne vont pas bien à Bruxelles. Je trouve cela frustrant : TADA a lieu tous les samedis. Pourquoi ne faisons-nous pas mille autres choses de ce genre ? Depuis combien de temps parlons-nous des problèmes à Bruxelles liés à l’éducation et l’emploi des jeunes ? Je ne sais pas combien de fois nous avons dit que Bruxelles enfantait  d’une génération perdue. Allons-nous continuer à dire cela ou allons-nous faire quelque chose pour y remédier ? »

« Avec un petit coup de pouce, avec un peu de soutien, on fait beaucoup. En ce qui me concerne, j’ai bon espoir que TADA fasse la différence. Cela ne résoudra pas tout, mais c’est le genre de déclic dont nous avons besoin à Bruxelles pour enfin changer le cours des choses. Parfois, je me dis : tout Bruxelles devrait s’inspirer de TADA, dans son attitude, dans son ambition et dans son souci de la jeunesse. »*

L’histoire de Liesbeth vous touche? Vous aussi vous voulez contribuer à TADA? Découvrez les différentes possibilités ici!

* Interview réalisée par Bruzz (dans le cadre Brussel Helpt) et traduite par nos soins.

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