TADA, c'est quoi ?

TADA est un réseau d’apprentissage qui implique le citoyen et le monde de l’entreprise dans l’émancipation et l’intégration des jeunes socialement vulnérables et leur entourage.

Que fait TADA?

A Bruxelles, TADA coache près de 1300 jeunes socialement vulnérables (et leur entourage) de façon intense, pendant plusieurs années. Via ses écoles du week-end et son réseau alumni, TADA propose des activités parascolaires lors desquelles on place la barre très haut en termes d’apprentissage tout en étant attentifs au bien-être de l’enfant.

 

Les écoles du week-end de TADA

Dans les écoles du week-end de TADA, à Molenbeek, Saint-Josse-ten-Noode, Anderlecht et Schaerbeek les jeunes (de 10 à 14 ans) prennent conscience de leur potentiel et découvrent la société, via des cours amusants et pratiques. Ces cours sont donnés bénévolement par des professionnels passionnés, tels des avocats, des infirmiers, des cuisiniers et des mécaniciens.

Avec des cours comme une introduction au droit, à la médecine ou à la mécanique, TADA offre à ses élèves, chaque samedi pendant trois ans, un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler leur avenir. De cette manière, les enfants comprennent pourquoi il faut faire de son mieux à l'école pour plus tard. Ils s’épanouissent et deviennent des individus motivés en vue de contribuer à notre société.

Le réseau des anciens élèves de TADA

TADA For Life offre un réseau alumni aux jeunes de TADA qui ont achevé leur parcours de trois ans à l’école du week-end. Ce réseau continue d’ouvrir les yeux de ces adolescents sur la société et leur dit : "Toi aussi tu peux le faire. Développe ton esprit critique. Épanouis-toi. Fais de ton mieux. Ose repousser tes limites. Sois un exemple pour les autres à l’école du weekend, pour ton entourage et de façon plus générale pour la société."

Par le biais de différentes activités, une plate-forme online et des formations additionnelles, TADA donne à ces jeunes un coup de pouce supplémentaire pour franchir certains obstacles (souvent élevés) et continuer à se développer personnellement.

 

L'impact indirect de TADA est aussi devenu de plus en plus important au fil de ans. Nous avons par exemple des échos de personnes et d’organisations qui lancent (ou souhaitent lancer) des initiatives inspirées de TADA. A la demande des différentes parties prenantes, nous essayons de participer à une prise de conscience collective – via des actions de communication, des "workshops" et des speech dans des entreprises et des écoles – jusqu’à faire de TADA un exemple contagieux. Apprenez-en plus ici sur l'impact de TADA jusqu'à aujourd'hui.

Pourquoi TADA?

En Belgique, les inégalités dans l’enseignement sont particulièrement marquées. Selon les enquêtes PISA de l’OCDE, ainsi que plusieurs autres rapports, en Belgique, plus qu’ailleurs en Europe, les jeunes issus d’un milieu défavorisé et/ou issus de l’immigration sont plus susceptibles que les autres de redoubler ou d’abandonner prématurément l’école.

À Bruxelles, la situation est alarmante : pas moins de 4 enfants sur 10 y naissent dans la précarité. Par conséquent, il y a encore beaucoup plus d'élèves à Bruxelles que partout ailleurs qui abandonnent l'école sans aucune qualification et deviennent des jeunes en situation de NEET (ni à l'emploi, ni en enseignement, ni en formation). Un tel jeune, de 15 à 29 ans, coûte, selon une réponse à une question parlementaire, plus de 30.000 euros par an à la société.

TADA veut casser le schéma qui induit une "probabilité élevée de peu d’opportunités", et ce en intervenant tôt par le biais d’un enseignement complémentaire chaque week-end. Car un enfant apprend à l’école et à la maison, mais il peut aussi trouver de l’inspiration, de la motivation et de la connaissance ailleurs (comme à TADA, par exemple).

En même temps, TADA touche aussi de nombreux adultes. Grâce à l’implication de milliers de bénévoles et de nombreuses écoles, entreprises ou autres organisations, nous encourageons un dialogue interculturel et intergénérationnel entre les Belges de tous horizons – des gens qui autrement ne se seraient jamais croisés. De cette manière, nous participons aussi de façon indirecte à un mouvement vers une société plus inclusive.

 

 

 

Objectifs

 

TADA veut donner des chances aux jeunes :

  • en élargissant leurs horizons/perspectives d’avenir ;
  • en améliorant leur connaissance en soi, leur connaissance d’eux-mêmes et leur motivation/résilience ;
  • en renforçant leurs compétences horizontales ;
  • en développant leurs connaissances générales et leur sentiment d’appartenance à la société.

 

Par son approche, TADA arme ses jeunes élèves contre la démotivation et le manque de perspectives d’avenir, qui peuvent entrainer divers problèmes (comme le décrochage scolaire, la délinquance, le chômage, voire la radicalisation).

TADA vise aussi à une société plus inclusive en incitant d’autres personnes et d’autres organisations à prendre davantage de responsabilités individuelles, de sorte qu’on évolue vers une meilleure intégration/cohésion de la société.

Vous voulez en savoir plus. Regardez ici un court film dans lequel la fondatrice de TADA, Sofie Foets, parle du « sens » de TADA ou découvrez ici le « golden circle » de TADA.

 

Comment est né TADA?

 

TADA a débuté ses activités à Bruxelles lors de l’année scolaire 2012-2013. Le concept de TADA vient des Pays-Bas, où IMC weekendschool coache déjà des milliers de jeunes depuis 1998, avec une approche entretemps reconnue internationalement.

En mai 2011, les fondatrices de TADA et IMC Weekendschool, Sofie Foets et Heleen Terwijn, se sont recontrées au Parlement Européen à l’occasion de la conférence « Best Practices in Europe as regards Informal Education for Disadvantaged Youth ». Heleen Terwijn y participait en tant qu’experte. Sofie Foets travaillait à l’époque au Parlement Européen comme conseillère politique sur divers sujets, parmi lesquels l’enseignement.

Suite à cette rencontre, Sofie a fondé TADA – indépendamment d’IMC Weekendschool.  TADA et IMC collaborent encore de façon informelle, qu’il s’agisse d’échanger des bonnes pratiques ou d’organiser ensemble des activités, par exemple pour les alumni de part et d’autre de la frontière.

 

 

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